Le calculateur compare le coût de vos courses séparées à celui d’une mise à disposition sur la même journée, minimum facturé compris, et donne le nombre de trajets à partir duquel la seconde option passe devant. Le calcul reste affiché ligne par ligne : rien n’est arrondi en coulisse, et aucune valeur n’est supposée.
L’essentiel
- Le seuil de bascule dépend de la durée d’immobilisation autant que du nombre de trajets.
- Le minimum facturé change le résultat d’un trajet entier et ne figure pas toujours sur un devis.
- Un écart de quelques euros n’est pas un arbitrage : il tient dans la marge d’un embouteillage.
- Trois postes non modélisés — hors-Paris, arrêts, stationnement — déplacent l’arbitrage dans un seul sens.
Périmètre Une journée de déplacements dans Paris et la petite couronne, avec les montants que votre opérateur vous a annoncés. L’outil ne traite pas les transferts aéroport, dont le barème forfaitaire obéit à une autre logique : voir le vérificateur de forfait.
Le calcul de bascule
Une mise à disposition se facture au temps d’immobilisation du véhicule, souvent avec un minimum d’heures. Des courses séparées se facturent au trajet. L’arbitrage se joue sur l’attente entre deux trajets, jamais sur le prix affiché d’une seule course.
Renseignez vos cinq valeurs pour obtenir l’arbitrage.
L’outil ne présuppose aucun tarif : il n’existe pas de prix de marché unique pour une mise à disposition à Paris, et publier une valeur par défaut reviendrait à en inventer une. Les montants que vous saisissez sont ceux qu’on vous a annoncés.
CE QUE LE CALCUL RECOUVRE
Le prix d’une course ne dit rien du prix d’une journée.
Deux modes de facturation, deux logiques
Une course se paie au trajet. Le véhicule vous dépose, il repart, et ce qui se passe entre deux trajets ne vous coûte rien. Une mise à disposition se paie au temps pendant lequel le véhicule vous est réservé, qu’il roule ou qu’il attende. C’est la seule différence, et elle explique tout le reste : la mise à disposition devient intéressante exactement quand l’attente devient longue par rapport au nombre de kilomètres parcourus.
Un aller-retour dans la journée avec six heures d’écart est presque toujours moins cher en deux courses. Quatre rendez-vous rapprochés dans trois arrondissements différents basculent souvent de l’autre côté, parce que chaque nouvelle course se paie au tarif plein alors que l’attente est déjà payée.
Le minimum facturé change le résultat
La plupart des opérateurs appliquent un nombre d’heures minimum, et ce minimum se déclenche même si vous libérez le véhicule plus tôt. C’est le paramètre le plus souvent oublié dans une comparaison faite de tête. L’outil vous demande de le saisir parce qu’il varie d’un opérateur à l’autre et qu’il ne se devine pas.
Si l’on vous annonce un tarif horaire sans mentionner de minimum, posez la question avant de réserver. Une journée de trois heures facturée quatre heures déplace le seuil de bascule d’un trajet entier.
Ce que le calcul ne couvre pas
Trois lignes échappent volontairement à l’outil, parce qu’elles ne se modélisent pas sans connaître le contrat exact de votre opérateur. Les sorties hors de Paris, d’abord, souvent facturées au kilomètre en supplément du temps. Les arrêts intermédiaires ensuite, que certains opérateurs comptent à l’unité au-delà d’un nombre inclus. Le stationnement enfin, qui vous est refacturé dans les parcs des aéroports et de certaines gares.
Ces trois postes s’ajoutent au coût de mise à disposition sans toucher au coût des courses séparées. Ils déplacent donc l’arbitrage dans un seul sens.
Comment lire l’écart
Un écart de quelques euros n’est pas un arbitrage : il tient dans la marge d’un embouteillage. Un écart qui dépasse le prix d’une course en est un. Regardez aussi le seuil affiché : s’il tombe juste à côté du nombre de trajets que vous avez prévu, un rendez-vous annulé suffira à faire basculer la journée du mauvais côté.
À nombre de trajets égal, la mise à disposition perd de son intérêt à mesure que votre journée s’étale, et en gagne à mesure qu’elle se resserre. C’est contre-intuitif, et c’est pourtant la seule façon de lire ce résultat.
Ce calculateur n’utilise aucun tarif publié par le site. Les cinq valeurs viennent de vous : ce sont celles que votre opérateur vous a annoncées. Il ne comprend ni les kilomètres hors Paris, ni les arrêts au-delà du forfait, ni le stationnement refacturé. Le seuil de bascule est calculé à durée d’immobilisation constante.
À lire ensuite : la mise à disposition à Paris · notre méthode de relevé · le comparateur aéroport.
Questions fréquentes
Pourquoi l’outil ne propose-t-il pas de tarif horaire par défaut ?
Parce qu’il n’en existe pas un seul. Le tarif d’une mise à disposition varie selon l’opérateur, la catégorie de véhicule et la durée réservée, et aucun barème public ne s’impose en la matière, à la différence des forfaits taxi. Afficher une valeur par défaut reviendrait à publier un montant sans date de relevé ni opérateur, ce que ce site ne fait pas.
Le minimum facturé est-il obligatoire chez tous les opérateurs ?
Non, et c’est précisément pour cela qu’il constitue un champ à part. Certains opérateurs facturent à l’heure entamée sans plancher, d’autres appliquent un minimum de deux, trois ou quatre heures. Laissez le champ vide si aucun minimum ne vous a été annoncé, et posez la question si le devis reste muet sur ce point.
Le calcul vaut-il aussi pour un taxi ?
La logique est la même dès lors qu’un opérateur vous propose une réservation au temps plutôt qu’à la course. En revanche, les tarifs kilométriques réglementés du taxi obéissent à un barème que le site cite sans l’interpréter, et un compteur qui tourne à l’arrêt ne se ramène pas à un tarif horaire annoncé d’avance. Pour un trajet aéroport, comparez plutôt le forfait réglementé, qui ne dépend ni de l’heure ni du trafic.
Que se passe-t-il si je libère le véhicule plus tôt que prévu ?
Vous payez le plus élevé entre la durée réellement immobilisée et le minimum facturé. C’est exactement ce que reproduit l’outil. Une journée écourtée ne se rembourse pas en dessous du plancher contractuel, et la comparaison avec des courses séparées doit donc se faire sur les heures facturées, pas sur les heures utilisées.
